Actualités : Prévention

Mots clés: Prévention , Suicide

Le 29 mai dernier, plusieurs représentants de Santé Québec Abitibi-Témiscamingue et des centres de service scolaires de la région ont participé à une journée de réflexion sur la prévention du suicide chez les jeunes, organisée par la Table régionale santé-éducation.

La Direction de santé publique y a présenté des données démontrant que de nombreux jeunes vivent avec une santé mentale fragilisée, notamment par la détresse psychologique, l’anxiété et la dépression. Les filles de 15 à 24 ans sont particulièrement touchées, représentant le groupe avec le plus haut taux d’hospitalisation pour idéations suicidaires et tentatives de suicide.

Les échanges ont permis de rappeler l’importance de renforcer le continuum en prévention du suicide dans les milieux scolaires en misant sur la promotion d’une santé mentale positive et sur des environnements inclusifs, sécurisants et accueillants pour tous les jeunes. Les participants ont également assisté à une présentation du processus AUDIS (Autisme, Déficience Intellectuelle et Suicide), une approche adaptée pour la clientèle en déficience intellectuelle ou trouble du spectre de l’autisme qui est actuellement en implantation dans les installations de Santé Québec Abitibi-Témiscamingue.

La journée s’est conclue par une activité d’échange sur les forces et enjeux en prévention du suicide chez les jeunes qui inspirera les travaux des tables locales santé-éducation pour la prochaine année.

Pour en savoir plus sur les outils disponibles, consultez l’aide-mémoire outils jeunesse en prévention du suicide.

N’oubliez pas que chaque action posée en prévention du suicide représente un investissement concret dans le bien-être, la sécurité et l’épanouissement des jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue.

Le mois de sensibilisation aux commotions cérébrales rappelle l’importance de reconnaître rapidement les signes d’un traumatisme craniocérébral léger. Une prise en charge adéquate favorise un rétablissement sécuritaire. 

Une commotion cérébrale survient à la suite d’un coup à la tête ou d’un mouvement brusque qui secoue le cerveau. Elle entraîne une perturbation temporaire du fonctionnement cérébral, sans nécessairement causer de perte de conscience. 

Un traumatisme à ne pas banaliser 

Le traumatisme craniocérébral léger (TCCL), aussi appelé commotion cérébrale, est fréquent dans plusieurs contextes, notamment lors d’activités sportives, de chutes ou d’accidents. Malgré le terme « léger », ce type de blessure peut avoir des répercussions importantes sur la santé et le bien-être, particulièrement lorsque les signes ne sont pas reconnus rapidement. 

Reconnaître les symptômes 

Les manifestations d’une commotion cérébrale peuvent varier d’une personne à l’autre et apparaître immédiatement ou quelques heures, voire quelques jours après l’événement. 

Parmi les symptômes les plus courants : 

  • Maux de tête persistants 
  • Étourdissements ou troubles de l’équilibre 
  • Confusion ou difficulté de concentration 
  • Nausées 
  • Sensibilité à la lumière ou au bruit 

Dans certains cas, ces symptômes peuvent durer plusieurs semaines et nuire aux activités quotidiennes. 

Une récupération qui demande du repos 

La prise en charge d’un TCCL repose sur une évaluation médicale et sur un repos adapté. Il est généralement recommandé d’éviter les efforts physiques et cognitifs importants jusqu’à la disparition des symptômes. 

Un retour progressif aux activités permet de favoriser un rétablissement optimal et de limiter les risques de complications. 

Prévenir pour mieux protéger 

La prévention joue un rôle essentiel dans la réduction des commotions cérébrales. 

L’adoption de comportements sécuritaires contribue à diminuer les risques : 

  • Porter un équipement de protection approprié lors d’activités sportives 
  • Respecter les règles de sécurité 
  • Être attentif aux signes après un impact 

Mieux comprendre les commotions cérébrales permet d’agir rapidement et de protéger la santé. La sensibilisation demeure un levier clé pour favoriser des environnements plus sécuritaires pour l’ensemble de la population. 

 

Visitez la page suivant pour plus de détails : Prévention des chutes - Santé Québec - Abitibi-Témiscamingue 

Mots clés: Drogue , Prévention

Le 31 août marque la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses. Cette journée est l’occasion de se rappeler que derrière chaque surdose se trouvent des personnes, des familles, des amis et des communautés profondément touchés. En Abitibi-Témiscamingue, 27 décès liés à une surdose ont été confirmés au cours des deux dernières années. Ces décès nous rappellent l’importance de la prévention, de la vigilance et de l’accès à des services adaptés.   

Aujourd’hui, les substances consommées peuvent être contaminées par des opioïdes puissantes ou d’autres substances imprévisibles, augmentant les risques de surdose. Il est donc essentiel de demeurer informé, d’adopter des pratiques de réduction des méfaits et de ne pas hésiter à demander de l’aide.   

Plusieurs ressources sont offertes dans la région pour soutenir les personnes qui consomment des substances ainsi que leurs proches : 

  • Accès gratuit à la naloxone dans les pharmacies participantes; 
  • Services de travail de rue; 
  • Services de première ligne en dépendance; 
  • Services spécialisés de deuxième ligne en dépendance; 
  • Services pour les jeunes; 
  • Soutien aux proches et à l’entourage; 
  • Traitement par agonistes opioïdes (TAO). 

 

Obtenir du soutien pour comprendre votre situation  

Êtes-vous préoccupé par votre situation ou celle d’un proche concernant une problématique de dépendance? Santé Québec Abitibi-Témiscamingue offre une gamme de services en dépendance adaptés aux besoins de la population.   

  • Les services de première ligne visent la promotion de saines habitudes de vie, la prévention et le repérage précoce des problèmes liés à la consommation.  
  • Les services de deuxième ligne proposent une évaluation spécialisée ainsi que des traitements et un accompagnement pour les personnes vivant avec une dépendance. Un soutien est également offert aux proches et à l’entourage touchés par la situation d’un être cher aux prises avec un enjeu de dépendance. Des services spécifiques sont disponibles pour les jeunes de 12 à 17 ans présentant des difficultés liées à la consommation.  
  • Enfin, le traitement agoniste opioïde (TAO) accompagne les personnes vivant avec un trouble lié à l’usage d’opioïdes en leur offrant un suivi médical et psychosocial adapté.  

 

Si vous souhaitez obtenir de l’aide, n’hésitez pas à contacter le CLSC de votre secteur, qui constitue la porte d’entrée vers les services en dépendance. Un intervenant de l’équipe d’accueil, d’analyse, d’orientation et de référence (AAOR) procèdera à une évaluation. Les résultats de cette évaluation permettront de vous orienter vers les ressources appropriées, selon le type et le niveau des besoins identifiés. 

 

Deux crèmes, huit sucres : série de balados sur la sensibilisation aux dépendances 

Écoutez la série de balado Deux crèmes, huit sucres.  Les sept épisodes permettent de démystifier le sujet et explorent les impacts de la dépendance sur les individus et leur entourage. 

 

Autres ressources 

Vous pouvez également consulter la page Drogue, alcool et jeu pathologique - Santé Québec - Abitibi-Témiscamingue 

Mots clés: Aînés , Prévention , Suicide

La détresse psychologique et le risque suicidaire chez les aînés, une réalité souvent méconnue ou minimisée, autant par les proches, le personnel de la santé et de services sociaux que par les aînés eux‑mêmes. Pourtant, de nombreuses personnes âgées traversent des périodes de grande vulnérabilité émotionnelle. La solitude, les deuils successifs, la perte d’autonomie, les problèmes de santé physique ou cognitive, ou encore les transitions importantes liées au vieillissement peuvent fragiliser le moral et l’équilibre psychologique. Les changements associés à l’avancée en âge : départ à la retraite, diminution du réseau social, décès d’un conjoint ou d’amis, peuvent entraîner un profond sentiment d’isolement, d’inutilité ou de découragement. 

Beaucoup d’aînés hésitent à exprimer leur détresse, craignant d’être un fardeau ou ayant appris, tout au long de leur vie, à s'organiser sans demander de l’aide. Pourtant, la détresse se manifeste souvent clairement : tristesse persistante, perte d’intérêt, repli sur soi, irritabilité, anxiété, troubles du sommeil, modification de l’appétit ou discours négatifs. Ces signes ne doivent jamais être ignorés, car ils peuvent révéler un mal‑être profond ou un risque accru de dépression ou de suicide. 

Chaque année, des aînés mettent fin à leurs jours au Québec. Il est donc crucial de rappeler que la détresse n’est pas une conséquence normale du vieillissement. Les personnes âgées, comme toute autre personne, ont droit à une écoute attentive, à du soutien et à un accompagnement respectueux et bienveillant. 

Oser en parler, poser des questions, offrir une présence rassurante ou orienter vers des ressources peut véritablement changer le cours des choses. Demander de l’aide est un acte de courageet il n’est jamais trop tard pour le faire. 

De nombreuses ressources sont là pour soutenir les aînés, mais aussi leurs proches. 
Si vous vous inquiétez pour quelqu’un de votre entourage ou si vous-même traversez une période difficile, sachez qu’il existe des outils et des services pour vous aider. 

 

Pour obtenir de l’aide, que ce soit pour vous ou pour une personne de votre entourage, vous pouvez communiquer avec: 

  • InfoSocial 811, option 2 : accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Vous pourrez parler avec un professionnel qui vous écoutera et vous orientera vers les ressources appropriées.  
  • Le service d’accueil, d’analyse, d’orientation et de référence (AAOR) pour toute demande à caractère social ou psychologique. 
  • Ligne d’intervention en prévention du suicide : 1 866 277-3553(APPELLE)