Actualités : Environnement

Mots clés: Environnement

Faire analyser régulièrement l’eau des puits domestiques est essentiel pour prévenir les risques à la santé. Au Québec, il revient au propriétaire du puits de s’assurer que l’eau de sa résidence est propre à la consommation, pour sa santé et celle de ses proches.  

Le printemps est une période critique, car le dégel et la fonte des neiges augmentent le risque de contamination. En effet, l’eau de surface peut transporter des bactéries, des micro-organismes, ou des substances chimiques et s’infiltrer dans le sol pour atteindre éventuellement les puits. Même les puits artésiens ne sont pas complètement à l’abri d’une potentielle contamination. Une eau claire, sans goût ni odeur, peut tout de même être contaminée : plusieurs contaminants sont invisibles. 

 

Moments clés pour l’analyse de l’eau du puits 

Il est conseillé de faire analyser l’eau de votre puits par un laboratoire accrédité, selon les fréquences suivantes : 

  • Pour les paramètres bactériologiques (microbiologiques) : au moins deux fois par année, entre le printemps et l’automne, idéalement au dégel printanier, après une forte pluie ou une inondation. Un épisode de sécheresse avec un niveau bas des eaux pourrait également être un moment à considérer. 
  • Pour les paramètres physico-chimiques : au moins une fois pendant la durée d’utilisation du puits, idéalement à l’achat d’une nouvelle maison ou à l’installation d’un nouveau puits. 

Si vous constatez que l’eau change soudainement d’aspect (goût, odeur, couleur) ou si des travaux ont été effectués sur le puits ou le terrain environnant, il est recommandé de faire une analyse également.  

 

Que faire en cas de contamination? 

  • En cas de contamination bactériologique, il est recommandé de faire bouillir l’eau à gros bouillons au moins une minute avant de la consommer. La désinfection du puits est nécessaire pour corriger le problème et une nouvelle analyse de l’eau est recommandée quelques jours plus tard. Les résultats devront démontrer l’absence de contamination pour que l’eau soit de nouveau considérée potable. 
  • En cas de contamination chimique, il est recommandé d’utiliser une autre source d’eau potable, comme l’eau en bouteille, en attendant de trouver la source de contamination et d’installer un système de traitement approprié à la problématique et conforme aux normes NSF/ANSI.   

 

Un programme de soutien pour l’analyse de votre eau, ça vous intéresse? 
Pour inciter les propriétaires de puits domestiques à passer à l’action, une réduction de 30 % est offerte sur les frais d’analyse de plusieurs forfaits. Il suffit de remplir le formulaire suivant : Projet volontaire d'analyse d'eau de puits. 

 

Pour en savoir plus, consultez les pages suivantes : 

 

Vous avez des questions concernant votre situation? 

Vous pouvez contacter un professionnel en santé environnementale de la Direction de santé publique du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue,  

Mots clés: Environnement

L’eau potable est indispensable au quotidien, que ce soit pour l’hydratation, la préparation des aliments, l’hygiène personnelle, l’entretien des bâtiments ou encore le fonctionnement des services publics. Cette ressource est essentielle à la santé, à la sécurité et au bienêtre de la population.  

Bien que le Québec bénéficie d’importantes réserves d’eau douce, cette richesse collective appelle à une utilisation responsable. Adopter des pratiques durables et éviter le gaspillage permet de préserver cette ressource essentielle pour les générations actuelles et futures, tout en assurant la résilience des collectivités face aux enjeux liés à l’eau.   

La production d’eau potable repose sur des infrastructures spécialisées et nécessite de l’énergie ainsi que des investissements considérables. Chaque litre d’eau pompé, traité et distribué entraîne des coûts collectifs. Réduire le gaspillage permet donc à la fois de préserver la ressource et d’alléger la pression exercée sur les systèmes de traitement et sur les finances publiques.  

Au quotidien, les individus et les entreprises peuvent adopter des gestes simples, dont voici quelques exemples :

En entreprise : 

  • Signalement rapide des fuites. 
  • Installation d’aérateurs ou de robinets à faible débit. 
  • Réduction des usages excessifs ou inutiles.  

  

À la maison : 

  • Réduction de la durée des douches. 
  • Fermeture du robinet lors des tâches quotidiennes (rasage, brossage de dents, lavage de vaisselle). 
  • Récupération de l’eau de pluie pour l’usage extérieur. 

 

Ces petites actions peuvent paraître simples, elles contribuent pourtant à la préservation de l’eau pour les générations futures. Protéger cette ressource, c’est aussi protéger la santé de l’ensemble de la collectivité. 

Mots clés: Eau , Environnement

Un projet d’échantillonnage mené par la Direction de santé publique (DSPu), en collaboration avec le Groupe de recherche sur l’eau souterraine de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, indique que plusieurs sources d’eau en milieux naturels peuvent présenter une contamination bactériologique, incluant parfois des indicateurs d’origine fécale. Ces résultats démontrent que l’eau des sources, même si elle paraît claire ou propre, peut comporter des risques pour la santé si elle est consommée. 

La DSPu rappelle que, contrairement aux réseaux municipaux d’aqueduc, ce type de source d’eau ne fait l’objet d’aucun contrôle régulier ni de traitement visant à assurer sa potabilité. De plus, la qualité de l’eau peut varier dans le temps selon plusieurs facteurs, tels que les précipitations, la fonte des neiges, la période de niveau d’eau plus bas, ainsi que la présence d’animaux ou d’activités humaines à proximité. Cette variabilité, combinée à l’absence de surveillance, ne permet pas de garantir la salubrité de l’eau. 

Dans ce contexte, la DSPu invite à la prudence pour la consommation de l’eau provenant de sources naturelles non surveillées et non traitées.  

Pour en savoir davantage, consulter les informations suivantes:

Mots clés: Environnement

Invisible et inodore, ce gaz radioactif peut augmenter le risque de cancer du poumon. Mesurez-le pour protéger votre santé.  Ce n’est peut-être pas la première question que l’on se pose au sujet de sa résidence et pourtant, l'exposition au radon doit être prise au sérieux. Chaque année, au Québec, plus d’un décès sur six par cancer du poumon est lié au radon. En ce mois de la sensibilisation au radon, la Direction de santé publique (DSPu) du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue incite la population à mesurer le radon à la maison.  Bien que la région de l’Abitibi-Témiscamingue soit parmi les moins touchées par la problématique du radon au Québec selon les données régionales disponibles, on estime tout de même que près de 5% des résidences montrent une concentration de radon qui dépasse la valeur seuil canadienne de 200 Bq/m3. Ceci pourrait donc potentiellement toucher plus de 6 500 personnes en région. 

Qu'est-ce que le radon?  

Le radon est un gaz radioactif cancérigène invisible et inodore. Il provient de la désintégration de l’uranium naturellement présent dans la croûte terrestre. À l'extérieur, le radon est dilué et ne représente pas un risque pour la santé. Toutefois, il peut se retrouver dans presque toutes les résidences en s’accumulant particulièrement dans les parties basses et moins bien ventilées des domiciles.  

  

Les risques du radon  

Le radon pénètre dans les poumons par la respiration. L’exposition à des concentrations élevées peut, à long terme, causer le cancer du poumon. Le risque de cancer dépend de la concentration de radon dans la maison et de la durée d'exposition d'une personne. Ce risque est accru par le tabagisme.   

Les risques du radon : Décès par cancer du poumon au Québec

Mesurer le radon 

En hiver, comme on passe plus de temps à l'intérieur et qu’on aère moins la maison, les concentrations de radon dans l’air intérieur augmentent, particulièrement dans les sous-sols. C’est donc le bon moment pour mesurer le radon à la maison. 

Aussi, chaque domicile est unique dans sa construction et le seul moyen de savoir si l'on est exposé à des concentrations élevées de radon est de le mesurer avec un dosimètre dans les espaces habitables. Les niveaux de radon peuvent être différents d'une maison à l'autre et il ne faut donc pas se fier à la moyenne du quartier ou au résultat de ses voisins pour estimer la concentration de radon chez soi. Il est possible de se procurer une trousse de mesure auprès d'entreprises qui œuvrent au Québec en consultant le site Web Occupe toi du radon.  

 

Que faire si le radon est trop élevé? 

Il existe des méthodes efficaces pour atténuer la présence de radon dans votre maison. Plus la concentration de radon est élevée, plus il faut agir rapidement.  

Tableau adapté de : Association pulmonaire du Québec 

Que faire si le radon est trop élevé?

 

Pour limiter les effets du radon sur la santé, il faut donc : 

 

Pour en savoir plus :