Actualités : Environnement

Mots clés: Environnement

Invisible et inodore, ce gaz radioactif peut augmenter le risque de cancer du poumon. Mesurez-le pour protéger votre santé.  Ce n’est peut-être pas la première question que l’on se pose au sujet de sa résidence et pourtant, l'exposition au radon doit être prise au sérieux. Chaque année, au Québec, plus d’un décès sur six par cancer du poumon est lié au radon. En ce mois de la sensibilisation au radon, la Direction de santé publique (DSPu) du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue incite la population à mesurer le radon à la maison.  Bien que la région de l’Abitibi-Témiscamingue soit parmi les moins touchées par la problématique du radon au Québec selon les données régionales disponibles, on estime tout de même que près de 5% des résidences montrent une concentration de radon qui dépasse la valeur seuil canadienne de 200 Bq/m3. Ceci pourrait donc potentiellement toucher plus de 6 500 personnes en région. 

Qu'est-ce que le radon?  

Le radon est un gaz radioactif cancérigène invisible et inodore. Il provient de la désintégration de l’uranium naturellement présent dans la croûte terrestre. À l'extérieur, le radon est dilué et ne représente pas un risque pour la santé. Toutefois, il peut se retrouver dans presque toutes les résidences en s’accumulant particulièrement dans les parties basses et moins bien ventilées des domiciles.  

  

Les risques du radon  

Le radon pénètre dans les poumons par la respiration. L’exposition à des concentrations élevées peut, à long terme, causer le cancer du poumon. Le risque de cancer dépend de la concentration de radon dans la maison et de la durée d'exposition d'une personne. Ce risque est accru par le tabagisme.   

Les risques du radon : Décès par cancer du poumon au Québec

Mesurer le radon 

En hiver, comme on passe plus de temps à l'intérieur et qu’on aère moins la maison, les concentrations de radon dans l’air intérieur augmentent, particulièrement dans les sous-sols. C’est donc le bon moment pour mesurer le radon à la maison. 

Aussi, chaque domicile est unique dans sa construction et le seul moyen de savoir si l'on est exposé à des concentrations élevées de radon est de le mesurer avec un dosimètre dans les espaces habitables. Les niveaux de radon peuvent être différents d'une maison à l'autre et il ne faut donc pas se fier à la moyenne du quartier ou au résultat de ses voisins pour estimer la concentration de radon chez soi. Il est possible de se procurer une trousse de mesure auprès d'entreprises qui œuvrent au Québec en consultant le site Web Occupe toi du radon.  

 

Que faire si le radon est trop élevé? 

Il existe des méthodes efficaces pour atténuer la présence de radon dans votre maison. Plus la concentration de radon est élevée, plus il faut agir rapidement.  

Tableau adapté de : Association pulmonaire du Québec 

Que faire si le radon est trop élevé?

 

Pour limiter les effets du radon sur la santé, il faut donc : 

 

Pour en savoir plus : 

Mots clés: Environnement

En Abitibi-Témiscamingue, environ 25 % de la population n’est pas desservie par un réseau d’eau municipal et dépend d’un puits privé pour son approvisionnement. Or, la qualité de cette eau peut être compromise par des contaminants naturellement présents dans le sol, comme l’arsenic et le manganèse, ou par le ruissellement et l’infiltration d’eau de surface vers les nappes souterraines. Ces risques de contamination varient selon les territoires et les périodes, si bien que deux puits voisins peuvent présenter une qualité d’eau très différente. Selon les données issues d’un projet d’analyse volontaire des puits domestiques, un puits sur deux est non conforme.  

  

Cette donnée provient d’une collaboration entre la DSPu du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue et les deux organismes de bassin versant (OBV) de la région : OBV Abitibi-Jamésie et OBV du Témiscamingue. Depuis dix ans, cette collaboration s’inscrit dans le cadre d’un projet d’analyse volontaire de l’eau des puits domestiques. Ce projet encourage les propriétaires à faire analyser l’eau qu’ils consomment et les informe sur les enjeux liés à la contamination. La mise en commun des résultats a permis de mieux cibler les problématiques régionales et de formuler des recommandations pour réduire l’exposition de la population aux contaminants. 

  

Analyse faite sur 500 puits 

Grâce à ce projet, l’eau de 500 puits, répartis dans l’ensemble de la région, a été analysée. L'analyse démontre qu’un puits sur deux présentait au moins un paramètre non conforme selon les normes du Règlement sur la qualité de l’eau potable (RQEP).  

  Plus précisément : 

  • Un puits sur trois présente une eau non conforme pour des contaminants chimiques, tels que le manganèse et l’arsenic (voir la carte); 
  • Un puits sur cinq s’affiche non conforme, concernant les bactéries, comme l’espèce Escherichia coli (E. coli).    

  

Effets sur la santé 

La présence de contaminants dans l’eau peut engendrer des effets à courts ou longs termes sur la santé. Les effets causés par les bactéries et autres organismes pathogènes, comme des gastro-entérites, sont bien souvent constatés à court terme. Pour les métaux, les concentrations retrouvées dans l’eau des puits sont la plupart du temps assez faibles et ne génèrent pas d’effets immédiats. Toutefois, une exposition répétée à une eau contaminée par les métaux pendant plusieurs années peut occasionner des effets néfastes sur la santé, comme certains cancers. Pour en savoir davantage sur les effets sur la santé :   

  

Analyser l’eau de puits domestiques 

« Considérant les résultats de ce projet, l’analyse régulière de l’eau des puits domestiques est importante pour assurer la qualité de l’eau potable et protéger la santé des résidents. » indique Dre Omobola Sobanjo, directrice de santé publique.  

 Il ne faut pas se fier à la couleur ou au goût de l’eau pour juger de sa qualité. Certains contaminants sont invisibles et ne goûtent rien. Au Québec, il est de la responsabilité du propriétaire d’un puits de s’assurer de la qualité de l’eau de sa résidence pour sa santé et celle de ses proches. La DSPu recommande de faire analyser l’eau destinée à la consommation humaine par un laboratoire accrédité aux fréquences suivantes :    

  • Les paramètres physico-chimiques dans l’eau, particulièrement l’arsenic et le manganèse, au moins une fois pendant la période d’utilisation d’un puits domestique.  
  • Les paramètres microbiologiques deux fois par année, entre le printemps et l’automne, idéalement après une période de pluie abondante, d’inondation ou de dégel.  
  • Au besoin, si l’aspect esthétique de l’eau change soudainement (goût, odeur, apparence) ou si des modifications sont apportées au puits ou au sol environnant.    

 

Pour en savoir davantage, consultez la section Moments clés pour l’analyse de l’eau du puits à la page Web Qualité de l’eau 

  

Du soutien financier pour les frais d’analyse 

Pour l’année 2025, grâce au partenariat du laboratoire H2Lab, un rabais de 30 % est offert aux résidents de l’Abitibi-Témiscamingue pour plusieurs forfaits visant à faire l’analyse de l’eau des puits résidentiels. Ceci est fait en collaboration avec les OBVs qui apportent du soutien technique et mettent à disposition des bouteilles d’analyse.   

Mots clés: Environnement

Vous souhaitez sensibiliser vos élèves à l’écoresponsabilité, aux comportements sécuritaires tout en coopérant et en effectuant une activité de plein air de proximité?

Prenez appui sur la fiche Collecte et tri des déchets amassés autour de l’école développée en cohérence avec référent ÉKIP par le Centre de services scolaire de Montréal et contribuez à rendre votre milieu plus sain et vos élèves plus soucieux de leurs comportements face à l’environnement.

Celle-ci s’inscrit dans la démarche gouvernementale visant à intégrer le développement durable dans toutes les sphères d’intervention : lois, politiques publiques et programmes. L’établissement entend ainsi jouer un rôle de leader et s’engage à sensibiliser son personnel et ses usagers à l’importance de cette approche.

La politique en développement durable repose sur cinq axes prioritaires :

  • la gestion écologique des matières résiduelles;
  • la réduction de la consommation d’énergie;
  • la protection des ressources naturelles;
  • les pratiques d’achats responsables;
  • les efforts de communication et d’éducation aux bonnes pratiques.

 

Un comité, regroupant des représentants de toutes les directions, des syndicats et un représentant des usagers, a été formé pour assurer le suivi de l’application de la politique et la mise en œuvre des actions qui en découlent.

Une Terre saine pour une population en santé : engageons-nous!

C’est bien de poser des gestes concrets à l’occasion du Jour de la Terre, le 22 avril, mais c’est encore mieux d’adopter de bonnes habitudes environnementales à l’année!

 

Voici quelques gestes simples à intégrer à votre quotidien pour appliquer les principes du développement durable :

 

Saviez-vous que…

Les recherches démontrent que les enfants et les adultes qui passent plus de temps en contact avec la nature sont plus heureux et en meilleure santé. Il existe d’ailleurs un programme québécois de prescription d’exposition à la nature, fondé sur des données probantes. Pour en savoir plus, parlez de Prescri-Nature à votre professionnel de la santé ou visitez le site www.prescri-nature.ca.