Actualités : Santé physique

L’imagerie médicale, qui comprend notamment la radiographie, l’échographie, la tomodensitométrie (TDM) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM), joue un rôle central dans le parcours de soins. Elle permet aux équipes médicales de poser des diagnostics précis et d’orienter les traitements de la manière la plus appropriée.  

Concrètement, l’imagerie médicale contribue à détecter rapidement les problèmes de santé, à suivre l’efficacité des interventions et à réduire les risques d’examens ou de traitements inutiles. Elle constitue ainsi un levier essentiel pour assurer des soins sécuritaires et de qualité à la population.  

Un service sollicité de façon grandissante 

Les besoins en imagerie médicale sont en constante augmentation, alors que les ressources humaines et financières demeurent limitées et que les technologies évoluent rapidement. Malgré une disponibilité réduite du personnel, le nombre d’examens réalisés continue de croître.  

Au cours de l’année 2024‑2025, près de 20 000 examens supplémentaires ont été réalisés comparativement à 2022‑2023, et une hausse similaire est prévue pour 2025‑2026. Parallèlement, environ 6 000 heures de travail de moins sont anticipées pour la même période dans un contexte de disponibilité limitée de main-d'œuvre. Cette situation entraîne une augmentation du nombre d’examens non urgents en attente qui atteint maintenant environ 17 000 pour l’ensemble de la région et tous les types d’examens demandés.  

Plusieurs facteurs expliquent cette pression, dont l’augmentation des besoins de la population, l’ajout de nouveaux services et l’élargissement du Programme québécois de dépistage du cancer du sein aux personnes de 50 à 74 ans. De plus, une proportion estimée entre 20 et 25 % des demandes d’examens serait de pertinence moindre, ce qui surcharge inutilement le service. Une légère hausse des plaintes liées à l’imagerie médicale est également observée, principalement en lien avec les délais pour la mammographie, les délais pour les demandes d’infiltration  et les délais de lecture des résultats par les radiologistes.  

Des solutions concrètes en déploiement 

Afin d’améliorer l’accès aux examens et d’optimiser l’offre de services, plusieurs projets d’amélioration sont en cours au sein de l’établissement.  

Parmi ceux‑ci, un prescripteur électronique avec aide à la décision vise à soutenir les professionnels prescripteurs dans la pertinence des examens demandés. Cet outil permet de réduire les examens non essentiels, de guider le médecin ou l’IPS qui effectue la requête vers la bonne modalité d’examen requise et de diminuer des expositions inutiles pour les usagers aux radiations.  

Un centre régional de répartition des rendez‑vous a également été mis en place pour les examens non urgents. Cette porte d’entrée unique permet un accès plus simple et plus équitable aux services d’imagerie médicale, en visant à offrir un rendez‑vous dans les délais recommandés par votre état de santé. Tout en souhaitant vous offrir un rendez-vous dans une installation la plus près possible de votre domicile, il est possible qu’un rendez-vous vous soit offert dans un autre site de la région dans l’objectif de respecter ces délais. Ce modèle est déjà implanté pour la TDM (scan) et la mammographie, et son déploiement est en cours pour l’échographie. Les premiers résultats démontrent une amélioration des délais d’accès pour les examens en TDM (scan) pour la population à l’échelle de la région.    

Par ailleurs, pour la radiographie, les usagers peuvent désormais se présenter sans rendez‑vous, du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h, les jours ouvrables.  

La collaboration de tous, un élément clé 

10 à 15 % des personnes qui ont un rendez-vous ne se présentent pas au moment prévu : le maintien de délais d’accès raisonnables repose aussi sur la collaboration de la population. Il est donc essentiel de se présenter au rendez‑vous prévu ou, en cas d’empêchement, d’aviser le service afin de libérer la plage horaire pour une autre personne en attente.

L’Alzheimer est une maladie complexe qui pose de nombreux défis au quotidien, tant pour les personnes qui en sont atteintes que pour leurs proches. Comprendre leur réalité, leurs luttes et leurs espoirs est essentiel pour mieux les accompagner et améliorer leur qualité de vie. Les troubles neurocognitifs, souvent appelés « démence », ne se limitent pas à la perte de mémoire. Ils affectent la réflexion, le langage, la résolution de problèmes et peuvent entraîner des changements d’humeur et de comportement. Parmi ces maladies, l’Alzheimer est la plus fréquente. Au Canada, en 2024 près de 750 000 personnes étaient atteintes, dont 120 000 au Québec.    

Les facteurs de risque regroupent des éléments liés au mode de vie, à l’environnement et à la génétique qui augmentent la probabilité de développer une maladie. Ils ne sont pas des causes directes, mais accroissent les chances qu’un trouble neurocognitif émerge, sans pour autant en garantir l’apparition. À l’inverse, une faible exposition à ces facteurs ne protège pas nécessairement contre ces troubles. Il est toutefois important de rappeler que la santé cérébrale est étroitement liée à la santé cardiaque.  

  

Prévenir et dépister : des gestes essentiels 

La prévention repose sur plusieurs facteurs : sensibilisation, éducation, activités sociales et physiques, stimulation cognitive, alimentation équilibrée et maintien de la santé cérébrale. Voici quelques exemples pour prendre votre santé en main afin de contrôler certains facteurs de risques : 

  • Les maladies chroniques comme, le diabète et l’hypertension artérielle 
  • Le tabagisme et la consommation d’alcool 
  • L’obésité et le manque d’activité physique 
  • Le mauvais régime alimentaire 

  

Saviez-vous qu’il existe dix signes précurseurs pour reconnaître un possible trouble neurocognitif? Il est crucial d’encourager les personnes âgées à passer des tests de dépistage avant que les symptômes ne deviennent trop prononcés. La mère de France Roy est décédée de la maladie d’Alzheimer en 2024, mais les premiers signes seraient apparus beaucoup plus tôt.

« Avec le recul, mon beau-père et moi avons compris que la maladie s’était installée environ quatre ans avant que les symptômes plus évidents ne se manifestent, donc près de quatre ans avant son décès. Au début, les signes étaient subtils : elle confondait certains noms, elle nous reconnaissait, mais m’appelait parfois par le prénom de sa sœur. Peu à peu, d’autres oublis sont apparus, comme mettre le lait au micro-ondes au lieu du réfrigérateur. Lorsque ma mère a reçu un diagnostic de cancer du sein, sa condition cognitive s’est rapidement dégradée. C’est à ce moment‑là que nous avons compris qu’elle ne pouvait plus rester seule. Nous avons suivi les recommandations du médecin et procédé à une évaluation. Puis, le diagnostic est alors tombé. » souligne-t-elle  

  

Un impact majeur sur les familles et les proches aidants 

Trois Canadiens sur quatre connaissent une personne atteinte d’Alzheimer. Cette maladie irréversible détruit progressivement les cellules du cerveau, rendant la prise en charge complexe. Les proches aidants jouent un rôle vital, mais leur engagement peut entraîner fatigue et épuisement.   

 « Ma mère a été mariée pendant près de 40 ans à Jean‑Pierre. Il prenait soin d’elle à domicile et, malgré tout son dévouement, la situation était devenue très lourde, surtout qu’il avait lui-même subi un infarctus. Pour ma part, j’étais proche aidante : je me rendais chez eux chaque semaine et je la gardais régulièrement afin d’offrir du répit à mon beau‑père. La maladie d’Alzheimer touche toute la famille, bien au-delà de la personne qui en est atteinte. » souligne France Roy. Offrir des services de soutien, de répit et des ressources adaptées est indispensable.  

 

Vous vous sentez démunie face à la situation? Vous venez de recevoir un diagnostic? Des ressources d’aide et d’information existent.  

 

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Les résolutions sont souvent l’apanage de la nouvelle année. L’activité physique, la saine alimentation, la cessation tabagique, la diminution du temps d’écran sont des thèmes fréquents  dans ce contexte.  

En association avec le Gouvernement du Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, l’organisme Capsana vous propose Mon élan santé | TOUGO un site Web inspirant, stimulant et soutenant.  

Des objectifs réalistes et des conseils pertinents qui vous aideront assurément à adopter des habitudes saines dans le but de bouger plus, manger mieux et se sentir bien! 

Les écrans sont venus transformer notre univers et celui des jeunes. Impossible aujourd’hui de passer à côté des opportunités qu’elles offrent, mais il importe de mieux comprendre comment leur usage excessif peut entraîner des conséquences importantes sur la santé et le bien-être.  

L’organisme Cent degrés propose aux milieux scolaires et leurs partenaires un ensemble de formations, d’outils et de ressources pour mieux comprendre ce phénomène et l’aborder adéquatement avec les jeunes.   

Consultez le dossier complet sur ce sujet à partir du lien Web suivant : Temps d’écran | Ressources et outils 100°