À l’École Marcel‑Raymond de Lorrainville, la prévention prend une forme audacieuse grâce à une collaboration étroite entre la Direction de santé publique et le milieu scolaire. Dans cet esprit, le comité Plan génération sans fumée (PGSF) a mis en place une activité de sensibilisation originale afin de rejoindre concrètement les élèves du secondaire.
Le comité, composé de Joany Beaulieu‑Vachon, intervenante en prévention des dépendances, Julie Boisvert, Chloé Roberge et Maxime Bourrassa, enseignants, Aurélie Pinard, ancienne élève, Annick Beauséjour, directrice adjointe de l’école ainsi que de Nancy Gallant, accompagnatrice École en santé à la Direction de santé publique, a organisé un événement mystère sous la forme d’un canular éducatif.
Une annonce diffusée à l’intercom invitait les élèves à se rendre au local d’art dramatique pour recevoir gratuitement des lunettes dites tendance et populaires. À l’heure du dîner, 50 élèves de tous les niveaux, parmi les premiers arrivés d’une file d’attente, ont pris part à l’expérience. Avant de recevoir les lunettes, ils devaient remplir un formulaire contenant des renseignements personnels. Ces données ont été utilisées exclusivement à des fins pédagogiques et détruites après l’activité.
Une fois l’exercice complété, le comité a levé le voile sur la supercherie : il s’agissait d’une fausse tentative de vol de données personnelles, en échange de lunettes ne valant que quelques dollars. L’objectif était d’amener les jeunes à réfléchir à l’influence de la pression sociale, de la curiosité et du marketing sur leurs décisions.
Pour renforcer l’apprentissage, les élèves ont conservé les lunettes pendant le dîner et lors du retour en grand groupe. Un échange a ensuite eu lieu devant toute l’école afin d’établir un lien clair avec le vapotage chez les adolescents. Les intervenants ont rappelé l’importance d’écouter sa « petite voix intérieure » lorsque quelque chose semble étrange et de reconnaître les stratégies utilisées par certaines industries, notamment celle de la nicotine, pour rendre leurs produits attrayants et favoriser la dépendance chez les jeunes.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans les trois axes du PGSF : la prévention‑sensibilisation, la cessation tabagique ainsi que l’application de la loi. À cette occasion, Andrée‑Anne Paquin, intervenante en cessation tabagique, a également été présentée aux élèves. Le Groupe LIBAIR, déjà actif à l’école, accompagnement actuellement 15 jeunes engagés dans une démarche visant à réduire ou à cesser le vapotage.
Par cette action concertée, la Direction de santé publique et l’école démontrent qu’en travaillant ensemble, il est possible de développer l’esprit critique des jeunes, de renforcer leur pouvoir d’agir et de favoriser des choix éclairés pour leur santé.
Pour en savoir plus sur le vapotage et ses conséquences pour la santé, visitez le site du Conseil québécois sur le tabac et la santé.