Actualités : Consommation

Mots clés: Consommation

Les Repères canadiens sur l’alcool et la santé ont été conçus pour aider la population à mieux comprendre les effets de l’alcool et les risques liés à la consommation afin d’adopter des comportements plus éclairés. Élaborés par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) à la demande de Santé Canada, ces repères s’appuient sur les plus récentes données scientifiques concernant les impacts de l’alcool sur la santé. 

Le message central est sans équivoquemoins la consommation d’alcool est élevée, plus les bénéfices pour la santé sont importants. Chaque verre consommé augmente de façon mesurable les risques de blessures, de violence, de maladies chroniques ou de décès prématuré. Contrairement à certaines croyances populaires, il n’existe aucun niveau de consommation d’alcool totalement sécuritaire. Réduire sa consommation demeure donc le meilleur choix pour la santé. 

Repères quotidiens 

Lors des journées où une personne choisit de consommer de l’alcool, il est recommandé de ne pas dépasser deux verres standards. Cette limite permet de diminuer les risques immédiats, notamment les accidents, les comportements violents et les blessures associées à l’intoxication. 

Repères hebdomadaires 

Les repères classent la consommation hebdomadaire en quatre catégories, chacune associée à des niveaux de risque différents: 

  • 0 verre par semaine : procure de nombreux avantages, dont un meilleur sommeil et une meilleure santé globale.  
  • 1 à 2 verres par semaine : niveau associé à un risque faible pour la personne et son entourage. 
  • 3 à 6 verres par semaine : augmentation du risque de certains cancers, notamment du sein et du côlon. 
  • 7 verres ou plus par semaine : risques accrus de maladies cardiovasculaires, comme les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Au-delà de ce seuil, les risques augmentent rapidement et de façon marquée.  

Grossesse et allaitement 

Les repères sont clairsaucune quantité d’alcool n’est sécuritaire pendant la grossesse ou lorsqu’une personne tente de le devenir. En période d’allaitement, la recommandation la plus prudente demeure également l’abstinence. 

Qu’est-ce qu’un verre standard ? 

Le document précise la définition d’un verre standard afin d’aider à mieux évaluer sa consommation: 

  • 341 ml de bière à 5 % 
  • 142 ml de vin à 12 % 
  • 43 ml de spiritueux à 40 % 

  

Pour en savoir davantage, consultez Consommation d’alcool et adhésion aux Repères canadiens sur l’alcool et la santé 

Vous ou l’un de vos proches souhaitez amorcer une réflexion sur la consommation d’alcool? Consultez la page Web Drogue, alcool et jeu pathologique pour trouver du soutien ou communiquer avec le CLSC de votre localité pour obtenir les services de l’équipe d’accueil, d’analyse, d’orientation et de référence (AAOR).

Mots clés: Consommation

Une démarche empreinte d’honnêteté et de lucidité permet de reprendre contact avec soi-même et d’observer ses habitudes. Dans un quotidien souvent chargé, où le verre du vendredi soir ou l’apéritif entre amis font presque partie du décor, il devient facile de ne plus s’arrêter pour se demander pourquoi on boit ou quelle place l’alcool occupe réellement dans notre vie. 

La réflexion commence souvent par une question simple, mais essentielle 

  • Que représente cette consommation pour moi 
  • Est-ce un moyen de décompresser, un réflexe pour socialiser ou une routine devenue automatique 
  • Quelle fonction l’alcool remplit-il dans ma vie 

  

Parfois, on réalise que l’on consomme sans réel désir, simplement parce que l’occasion se présente ou pour suivre le rythme du groupe. D’autres fois, l’alcool sert à apaiser un stress, une fatigue ou un inconfort personnel. Cette prise de conscience peut être déstabilisante, mais elle ouvre la voie à un rapport plus libre et plus sain avec sa consommation. Observer ses sensations devient alors une étape clé 

  •  Comment se sent-on après deux verres 
  • Le moment est-il réellement apprécié ou porté par l’ambiance 

  

Être attentif aux effets sur le sommeil, l’humeur et le niveau d’énergie aide à ajuster sa consommation afin qu’elle soit en accord avec son bienêtre. Cela ne signifie pas nécessairement de renoncer complètement à l’alcool. Il s’agit plutôt de reprendre le contrôle: instaurer des moments sans alcool, choisir ses occasions de boire plus consciemment ou se rappeler que dire non est tout à fait acceptable. Certains découvrent qu’ils apprécient davantage des rencontres moins arrosées, tandis que d’autres savourent encore plus un verre lorsque ces moments deviennent plus rares. 

Réfléchir à sa consommation d’alcool, c’est avant tout apprendre à mieux se connaître et se donner la possibilité de développer un rapport plus équilibré et respectueux envers soi-même. 

Pour continuer votre réflexion sur le sujet : 

  

Si, après réflexion, vous constatez que vous ou l’un de vos proches pourriez être aux prises avec une dépendance à l’alcool, sachez que du soutien est disponible. Peu importe la situation, vous pouvez joindre Info‑Social au 811, option2. Vous pourrez parler avec un intervenant psychosocial qualifié, disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, qui pourra vous offrir de l’écoute, du soutien, des conseils et vous orienter vers les ressources appropriées dans votre secteur, notamment le Service d’accueil, d’analyse, d’orientation et de référence (AAOR) . Pour en savoir plus, consultez également la page Web Drogue, alcool et jeu pathologique - CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue  

Mots clés: Consommation , Jeunesse

L’alcool est très souvent lié aux célébrations et aux évènements sociaux chez les jeunes. Cette pratique courante peut complexifier la reconnaissance des risques pour un adolescent plus vulnérable qui subit les influences des médias sociaux et des publicités qui normalisent l’alcool. L’enquête sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) fournit des données récentes sur les habitudes de vie des jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue.

Les résultats pour les années 2022 et 2023 sont diffusés depuis décembre dernier et près des 2/3 des élèves du secondaire ont consommé de l’alcool au moins une fois durant l’année précédant l’enquête. Il s’agit d’un résultat plus élevé que dans les autres régions administratives au Québec. Les jeunes de la région sont aussi plus nombreux à avoir eu une consommation excessive d’alcool (plus de cinq verres en une seule occasion) comparativement aux jeunes du reste du Québec (49 % vs 27 %).

Il importe d’agir en amont en dénormalisant la consommation d’alcool chez les adolescents. Trop souvent perçu comme une pratique normale, acceptée et tolérée dans plusieurs émissions de télé (téléromans, téléréalité) l’usage de l’alcool devient la norme et est associé au plaisir et aux rassemblements festifs. En contrepartie, les conséquences négatives de cette banalisation peuvent engendrer des répercussions importantes sur l’apparition d’un problème de dépendance en devenir.

Ensemble, encourageons l’adoption de comportements plus sains et réduisons les risques pour la santé. Protégeons les jeunes en retardant l’âge de l’initiation à la première consommation d’alcool et en proposant de multiplier les activités favorisant les saines habitudes de vie exemptes d’alcool.

N’hésitez pas à proposer l’aide aux jeunes qui présentent des difficultés en émergence. Les éducatrices en milieu scolaire et les équipes jeunesse en réadaptation en dépendance du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue représentent des ressources précieuses pour modifier le parcours de consommation d’un élève.

Consultez les résultats de l’enquête québécoise sur la santé des jeunes au secondaire.