Actualités : Suicide

Mots clés: Prévention , Suicide

35e Semaine nationale de prévention du suicide

 

La Semaine nationale de prévention du suicide met l'accent sur l'importance de la prévention et encourage la population à oser parler du suicide malgré les inquiétudes ou l'inconfort, car le simple fait d'en discuter peut faire toute la différence.

L’Abitibi-Témiscamingue fait partie des régions ayant le plus haut taux de suicide au Québec. En moyenne 1 000 consultations par année sont effectuées à l’urgence pour des idéations suicidaires et 100 consultations par année sont réalisées en raison d’une tentative de suicide. De plus, il faut également considérer qu’à cela viennent s’ajouter toutes les personnes qui ont fait appel à la ligne d’intervention régionale (1 866 277-3553) et à Info-Social (811-2), aux Centres de prévention du suicide de la région et ceux qui n’ont tout simplement pas demandé d’aide.

Il est à noter que le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue travaille activement avec les différents partenaires de la communauté comme les Centres de prévention du suicide, pour améliorer le bien-être de la population de l’Abitibi-Témiscamingue et dans le but de réduire les idéations suicidaires, les tentatives suicidaires et ultimement les décès par suicide dans la région.

Néanmoins, chaque jour, en moyenne trois Québécois mettent fin à leurs jours. Pour cette Semaine de prévention du suicide, engageons-nous à oser parler du suicide.

Brisons les tabous, soyons des personnes sensibilisées prêtes à agir pour nos proches et pour nous-mêmes en ouvrant le dialogue.

 

 

La Semaine de prévention du suicide est un événement de sensibilisation et de mobilisation et les principaux objectifs sont les suivants :

  • Sensibiliser et mobiliser les citoyens à l’ampleur de la situation ainsi qu’aux moyens d’y remédier.
  • Faire connaître les ressources d’aide, dont suicide.ca et la ligne québécoise de prévention du suicide au 1 866 APPELLE (277-3553).
  • Normaliser la demande d’aide, en particulier chez les hommes, qui demandent moins d’aide et qui présentent un taux de suicide plus élevé.
  • Favoriser la discussion sur le suicide et guider les proches, les personnes vulnérables, les citoyens et les intervenants dans les façons préventives d’en parler.

 

Les idées suicidaires

Les idées suicidaires surviennent comme un signal d’alarme, indiquant que la santé mentale d’une personne se détériore. Ces idées peuvent prendre plusieurs formes, telles que penser que le suicide est une solution à ses problèmes, s'imaginer de façon passagère se donner la mort, avoir des envies soudaines de se suicider, être obsédé par l’idée de se suicider, ou même planifier son suicide en déterminant la manière, le lieu et le moment.

 

Signes indiquant des idées suicidaires :

Plusieurs changements comportementaux peuvent indiquer que quelqu'un pense au suicide, par exemple :

  • Tenir des propos inquiétants (ex. : « Vous serez bientôt débarrassés de moi »).
  • Demander si vous avez déjà pensé au suicide.
  • Faire son testament ou léguer ses effets personnels.
  • Se renseigner sur les méthodes de suicide.
  • Montrer un intérêt soudain pour tout ce qui est en rapport avec la mort.
  • Faire ses adieux.
  • Avoir un regain soudain d’enthousiasme ou un retour au calme à la suite d’une période de grand découragement.

 

La sensibilisation et l'action collective sont essentielles pour prévenir le suicide et vous pouvez faire votre part, par exemple, en devenant Sentinelle ou en faisant connaître les ressources d’aide dans votre milieu. La formation Agir en sentinelle pour la prévention du suicide s’adresse à des adultes volontaires, susceptibles d’être en lien avec des personnes vulnérables au suicide dans le cadre de leur travail ou lors d’activités bénévoles et qui n’ont pas nécessairement de formation en relation d’aide. À la suite de la formation, la sentinelle est outillée pour reconnaître dans son milieu de vie les signes précurseurs des comportements suicidaires et peut ensuite diriger la personne vers les ressources d’aide appropriées.

 

Pour plus d’information

Mots clés: Santé mentale , Suicide

La semaine de prévention du suicide arrive à grands pas et c'est l’occasion de déployer des actions dans vos milieux. Soutenir le personnel scolaire est une bonne pratique en prévention du suicide chez les jeunes.

Des outils récents existent, dont un qui s’adresse aux adultes en contact avec des enfants de 5 à 13 ans. Ce nouvel outil du ministère de la Santé et des Services sociaux offre une plus-value pour que tous les adultes du milieu, peu importe leur titre d’emploi, soient en mesure de détecter la souffrance chez un enfant et qu’ils sachent comment s’y prendre pour l’accompagner et le référer vers la bonne ressource d’aide.

 

Aussi, la Direction de santé publique du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue diffuse actuellement un guide des bonnes pratiques pour la prévention du suicide auprès de jeunes et plusieurs recommandations peuvent vous être utiles pour vous assurer d’agir en cohérence avec les bonnes pratiques.

Des activités peuvent également être proposées aux jeunes et en voici un exemple qui pourrait être utilisé dans le cadre de cette semaine, par le personnel scolaire ou encore par un membre de l’équipe de santé publique. N’hésitez pas à les interpeller!

Mots clés: Prévention , Suicide

La première étape dans la prévention du suicide est de se positionner quant au fait que le suicide ne devrait pas être une option!

Pour avoir de l’impact auprès des jeunes, il est important de miser sur la promotion d’une santé mentale positive, d’outiller les adultes entourant les jeunes, de parler de suicide de façon sécuritaire, de favoriser la demande d’aide et de faire connaître les ressources d’aide.

Si vous souhaitez poser des actions dans votre milieu scolaire dans le cadre de cette semaine, il est déjà temps de commencer à planifier vos actions. Pour vous soutenir, il pourrait être intéressant de faire appel à votre centre de prévention du suicide local ainsi qu’à l’équipe de santé publique de votre territoire.

Voici quelques outils qui peuvent vous soutenir dans la réalisation de vos activités de même que des idées d’actions qui pourraient être mises en place.

Chaque suicide affecte profondément entre six et dix personnes, souvent des membres de la famille. Cela représente entre 24 000 et 40 000 nouvelles personnes endeuillées par un suicide. Le deuil et la souffrance causés par le suicide sont des expériences hors du commun, souvent marquées par l’isolement et la stigmatisation.[i]

Pour ceux qui vivent un deuil par suicide, plusieurs ressources offrant du soutien existent.

En cas de besoin, vous pouvez contacter le Centre de prévention du suicide local qui pourra vous offrir écoute, soutien et conseils en lien avec ce deuil particulier.

Vous préférez échanger dans le confort de votre domicile? Sachez qu’il existe aussi une communauté virtuelle où vous pouvez discuter avec d’autres endeuillés en ligne.   

Diverses lignes d’écoute sont également mises à votre disposition :

  • Tel-Écoute - Ligne Le Deuil (pour personnes endeuillées, 18 ans+) 7 j/7 (10 h à 22 h) 1 888 533-3845
  • Deuil-Jeunesse 24/7 (pour tous les âges) 1 855 889-3666

 

Si vous êtes en contact avec une personne ayant perdu un proche par suicide et que vous ne savez pas comment réagir, consultez la fiche « Oser parler du suicide pour cultiver la bienveillance », afin d’obtenir des conseils pour aborder le sujet avec elle.

De plus, les centres de prévention du suicide de la région organisent chaque année des événements pour permettre aux personnes endeuillées de se rassembler et/ou d’obtenir des informations sur les services disponibles. Vous pouvez vous abonner à leur page Facebook pour connaître les lieux et les dates des activités de cette année.

La Sarre - 16 novembre à 19 h au Club de Golf Beattie : activité spéciale de lanternes chinoises, symbole de lumière et d’espoir pour honorer les proches disparus. Ce sera un moment de recueillement, de partage et de quiétude, permettant à chacun de se reconnecter à ses émotions.

Malartic - 18 novembre de 9 h à 16 h à l'Atrium Mine Agnico Eagle, situé au 939, rue de la Canadienne : Atelier/conférence sur la résilience, animé par Di-Anne Robin, formatrice spécialisée en psychologie positive. Un repas froid sera servi sur place.

Val-d’Or - 18 novembre de 7 h à 15 h à l’entrée de l’Hôpital de Val-d’Or : Kiosque d’information animé par le Centre de prévention du suicide de Val-d’Or.

Senneterre – 16 novembre de 17 h à 20 h à l'ancienne place Richard (entre la SAQ et la Maison de la famille) : Au programme, un feu de camp, des guimauves, du chocolat chaud et des surprises seront offerts gratuitement.

Témiscamingue – 15 novembre à 17 h au Centre de prévention du suicide du Témiscamingue (71-A, rue des Oblats Nord, Ville-Marie) : Inauguration de l'arbre commémoratif qui représentera la continuité et l'espoir.

Amos : 16 novembre à 10 h au Parc Lion : Activités gratuites : feu de camp et guimauves, chocolat chaud et café, ainsi que la présentation de l’espace de commémoration.

 [i] https://aqps.info/2023/02/06/les-comportements-suicidaires-au-quebec-portrait-2023/