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Mots clés: Incendie

Le 14 juillet 2025, un incendie survenait à l’Hôpital de Rouyn-Noranda, entraînant l’évacuation complète de l’établissement et bouleversant l’organisation des soins et des services. Un an plus tard, Santé Québec Abitibi-Témiscamingue tient à souligner la mobilisation exceptionnelle des équipes, des partenaires et de la population, qui a permis d’assurer la continuité des soins tout au long du rétablissement.

Dès les premières heures suivant le sinistre, un vaste plan de rétablissement a été mis en œuvre afin d’assurer la sécurité des usagers, maintenir les services critiques et organiser rapidement la relocalisation des activités touchées. Grâce à une collaboration étroite entre les équipes internes, les partenaires et les services d’urgence, aucun blessé n’a été déploré et les services essentiels ont pu être maintenus, souligne Caroline Roy, présidente-directrice générale.

 

Trois phases pour rétablir les services

Le plan de rétablissement s’est articulé autour de trois phases distinctes. La première phase, réalisée dans les 72 heures suivant l’incendie, visait à assurer la continuité des soins critiques et des services essentiels.

La deuxième phase, qui s’est récemment terminée, a permis de rétablir progressivement les services touchés grâce à de nombreuses relocalisations et réorganisations. Aujourd’hui, la grande majorité des soins et services sont disponibles, bien que plusieurs soient offerts dans des locaux différents de ceux utilisés avant l’incendie. Malgré les contraintes liées à des espaces parfois moins adaptés pour les équipes et les usagers, les services ont pu être maintenus de façon sécuritaire et efficace.

La troisième phase, maintenant amorcée, concerne la reconstruction des secteurs endommagés. Cette étape marquera l’achèvement complet du rétablissement avec la réhabilitation de deux demi-étages de l’Hôpital de Rouyn-Noranda.

 

Les prochaines étapes du projet de reconstruction

Les plans et devis préliminaires sont en cours d’élaboration et demeurent en attente de certaines approbations de la Régie du bâtiment du Québec. Des ajustements pourraient être apportés en fonction des orientations qui seront émises.

Le lancement des appels d’offres est prévu à l’automne 2026, alors que le début des travaux est envisagé pour février 2027. Le chantier devrait s’échelonner sur environ un an, ce qui permettrait une réintégration progressive des espaces reconstruits au début de l’année 2028. Ces échéanciers demeurent toutefois sujets à changement selon les autorisations requises et les conditions de réalisation des travaux.

 

Une réorganisation majeure des soins et services

L’incendie a eu des répercussions importantes sur plusieurs secteurs de l’établissement. Malgré tout, les équipes ont su faire preuve d’une grande capacité d’adaptation afin de préserver l’accès aux soins.

Durant la nuit de l’incendie, certains patients nécessitant des soins intensifs ainsi qu’un nouveau-né ont été transférés vers d’autres établissements. Les cliniques externes spécialisées, notamment en médecine interne, neurologie, pneumologie, gastroentérologie et gestion de la douleur, ont été relocalises rapidement, permettant ainsi le maintien des services ambulatoires, souligne Dr François Aumond, directeur médical et des services professionnels de la Direction des services professionnels, de l’enseignement universitaire et de la pertinence clinique.

Il souligne notamment que le bloc opératoire a représenté l’un des principaux défis. Non fonctionnel pendant 11 semaines afin de permettre les travaux de décontamination et la remise en état des systèmes de ventilation, le transfert des activités chirurgicales et obstétricales vers d’autres installations de la région a été nécessaire. Certaines chirurgies qui ne pouvaient être réalisées dans ces autres installations ont été transférées à l’extérieur de la région.  Malgré ce contexte, près de 2 352 interventions chirurgicales ont été réalisées en 2025-2026 comparativement à 2 602 l’année précédente, limitant ainsi les impacts sur l’accès aux soins.

Julie Lamontagne, directrice intérimaire des soins infirmiers, précise que diverses unités de soins ont également été relocalisées à plusieurs reprises sur d’autres étages. Les services de médecine-chirurgie ont été transférés au troisième et au quatrième étage tout en maintenant leur capacité de 51 lits. Les soins intensifs situés auparavant au premier étage ont été réinstallés au quatrième étage, tandis que les services d’urgence, d’hémodialyse et d’oncologie ont poursuivi leurs activités sans interruption majeure. L’unité mère-enfant a quant à elle, été relocalisée temporairement dans une aile du quatrième étage.

Du côté de la clientèle hébergée, les résidents du cinquième étage ont pu réintégrer leurs espaces le lendemain de l’incendie. Les usagers de l’Unité transitoire de réadaptation fonctionnelle ont quant à eux été temporairement relocalisés dans d’autres milieux d’hébergement avant d’être accueillis au CHSLD de Rouyn-Noranda, indique Danahée Bourget, gestionnaire de milieu de vie de la Direction du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées.

Krystina Sawyer, directrice des programmes santé mentale et dépendance, itinérance et services sociaux généraux, précise que les équipes de psychiatrie ont également dû intervenir rapidement pour assurer le déplacement sécuritaire des usagers. Treize personnes ont été temporairement hébergées au gymnase Youville avant de réintégrer leur unité dès le lendemain. En parallèle, des équipes psychosociales ont été déployées dès le soir de l’événement afin de soutenir les usagers, les proches et les employés touchés.

Les services de réadaptation physique et d’inhalothérapie ont également joué un rôle déterminant, souligne Sara-Ève Charette-Duchesneau, directrice adjointe des services multidisciplinaires de santé et de services sociaux. La salle de physiothérapie principale est demeurée inaccessible pendant cinq mois, nécessitant le remplacement de nombreux équipements et la mise en place de solutions temporaires. Les inhalothérapeutes ont quant à eux contribué activement à l’évacuation des usagers nécessitant un soutien respiratoire et à la réorganisation clinique des secteurs touchés.

Éric Beauseigle, coordonnateur régional des installations matérielles et génie biomédical, a, pour sa part, souligné que l’équipe de la Direction des services techniques a assuré, en collaboration avec les équipes cliniques, la relocalisation des services vers d’autres installations afin d’assurer la continuité des soins. Parallèlement, d’importants travaux ont été réalisés, notamment le nettoyage des secteurs touchés, la remise en état ou le remplacement d’équipements biomédicaux ainsi que de systèmes électromécaniques, de même que la démolition des zones sinistrées situées au deuxième étage Nord, deuxième étage Sud et au troisième étage Nord. De son côté, le Bureau de projet a poursuivi l’élaboration des plans et devis nécessaires à la reconstruction, tout en travaillant à l’amélioration de la fonctionnalité des futurs aménagements afin de répondre aux besoins actuels et futurs de l’établissement.

 

Une mobilisation remarquable

Au-delà des réorganisations physiques, l’incendie a nécessité une transformation rapide des façons de faire. Les équipes ont développé de nouvelles solutions, adapté leurs pratiques et revu leurs outils de travail afin de continuer à offrir des soins sécuritaires et de qualité.

Cette mobilisation a reposé sur l’engagement exceptionnel du personnel, des médecins, des gestionnaires, des partenaires du réseau, des services d’urgence et des nombreux collaborateurs qui ont contribué aux différentes étapes du rétablissement. Leur professionnalisme, leur résilience et leur humanisme ont permis de traverser cette épreuve collective tout en maintenant les services à la population, souligne Caroline Roy, présidente-directrice générale.

Santé Québec Abitibi-Témiscamingue tient également à remercier la population de Rouyn-Noranda ainsi que celle des communautés avoisinantes pour sa compréhension et sa capacité d’adaptation. Depuis l’incendie, plusieurs usagers ont dû recevoir certains soins ou interventions dans d’autres établissements, notamment pour des chirurgies ou des accouchements. Leur collaboration a grandement contribué au succès des mesures mises en place.

 

Poursuivre le rétablissement

Un an après les événements, le chemin parcouru témoigne de la détermination des équipes et de la solidité des partenariats mobilisés. Bien que certaines contraintes demeurent et que la phase de reconstruction soit encore à venir, la priorité reste la même : offrir à la population des soins et des services accessibles, sécuritaires et adaptés à ses besoins.

Santé Québec Abitibi-Témiscamingue réaffirme son engagement à poursuivre le rétablissement de l’Hôpital de Rouyn-Noranda jusqu’au retour complet des activités dans des espaces reconstruits et modernisés.

Consultez ces reportages:

Ici Radio-Canada - Incendie à l’hôpital de Rouyn-Noranda : la reconstruction devrait se compléter en 2028

Journal Le Citoyen - Hôpital de Rouyn-Noranda : un an après l’incendie, place à la reconstruction

Mots clés: Feux de forêt

En raison des nombreux feux de forêt actifs au Québec et dans les provinces voisines, de la fumée pourrait être observée ou détectée dans la région au cours des prochains jours. Bien que les prévisions actuelles n'annoncent pas de dépassement des seuils de particules fines (PM2,5), les conditions peuvent évoluer rapidement selon les vents et l'activité des feux.

 

Par conséquent, il est recommandé 

  • De surveiller la qualité de l’air dans votre secteur en consultant AQMap.
  • De suivre l’évolution de la situation et les prévisions de la qualité de l’air dans votre secteur en consultant MSC AniMet.
  • De demeurer attentif aux avis de la santé publique.

 

Les personnes plus vulnérables

  • Les personnes souffrant de problèmes respiratoires (asthme, bronchite, assistance ventilatoire à domicile, capacité respiratoire restreinte, emphysème, etc.).
  • Les jeunes enfants (5 ans et moins).
  • Les personnes âgées (65 ans et plus).
  • Les personnes souffrant de problèmes cardiaques ou du diabète.
  • Les femmes enceintes.

 

Ces personnes sont invitées à demeurer attentives à l’apparition de symptômes et à adapter leurs activités extérieures au besoin.

 

Pour plus d’information consultez la page Feux de forêt et qualité de l'air 

 

Chaleur extrême et fumée des feux de forêt 

Adoptez les bons réflexes:

  • restez au frais;
  • hydratez-vous régulièrement;
  • limitez votre exposition à la fumée pour protéger votre santé.

 

Pour plus d’information consultez la page Chaleur extrême  

Mots clés: Alimentation

Dans le cadre d’initiatives de valorisation des professions du réseau de la santé et des services sociaux, des kiosques ont été organisés à la grandeur de l’Abitibi‑Témiscamingue afin de mettre en lumière le rôle des techniciennes et techniciens en diététique. 

À travers ces activités, plusieurs professionnelles ont pris part à des rencontres d’information interactives. Certaines ont présenté concrètement leur pratique en proposant des jeux portant sur les textures et les types d’alimentation, permettant ainsi de mieux comprendre les réalités liées à certaines conditions de santé. D’autres ont abordé des enjeux actuels, notamment le gaspillage alimentaire, en partageant des astuces pratiques et en réalisant des démonstrations culinaires à partir de retailles d’aliments. 

Les kiosques ont également permis de clarifier les distinctions entre le rôle des techniciennes et techniciens en diététique et celui des nutritionnistes, contribuant à une meilleure compréhension de ces deux professions complémentaires. Des dégustations ont par ailleurs été offertes, donnant l’occasion de découvrir certains produits utilisés dans les services alimentaires, comme les liquides épaissis ou les suppléments nutritionnels. 

Ces activités ont suscité l’intérêt tant du personnel de Santé Québec Abitibi-Témiscamingue que des visiteurs. Elles ont permis de reconnaître le travail essentiel des techniciennes et techniciens en diététique, qui jouent un rôle clé dans la qualité des soins et des services offerts au sein du réseau de la santé et des services sociaux. 

Un remerciement est adressé à toutes les équipes mobilisées pour leur engagement à faire connaître leur profession et à sensibiliser la population à son importance. 

Du 11 au 25 juin, Carole Bédard, présidente du comité des usagers d’établissement, a participé à trois chroniques à l’émission Ça vaut le retour (Ohdio). Ces échanges mettent en lumière le rôle des comités des usagers et des comités de résidents, qui accompagnent la population lorsque des droits semblent ne pas avoir été respectés.  

Voici la dernière chronique d’une série de trois qui porte sur Droits et responsabilités : un duo indissociable au service du respect mutuel. Lors de cet entretien, Mme Bédard explique que la personne qui reçoit des soins ou des services du réseau de la santé et des services sociaux a des droits, et elle exerce également des responsabilités.  

 Pourquoi des responsabilités? 

  • Permet de mieux exercer ses droits. 
  • Aide à mieux exprimer ses volontés. 
  • Favorise une meilleure compréhension d’une situation de vie ou d’une situation médicale de la part du professionnel de la santé.  

 

En somme, les responsabilités de la personne favorisent une approche collaborative sur le plan des soins et permet à la personne de faire reconnaître sa dignité. Vous pouvez écouter en rattrapage la chronique du 25 juin 2026. 

  

Vous avez raté les deux premières chroniques?  

Chronique 1 : mieux comprendre ses droits  

Et si une meilleure connaissance de ses droits transformait l’expérience de soins? Lors de la première entrevue, Mme Bédard explique que s’informer sur ses droits et ses responsabilités permet de jouer un rôle actif, autant pour soi que pour ses proches. Elle rappelle l’importance de bien comprendre des notions essentielles comme le respect, le consentement et le droit de poser des questions.   

Les comités des usagers et de résidents sont présents pour soutenir la population dans ces démarches. Véritables relais entre les usagers et le réseau de la santé et des services sociaux, ils agissent comme « yeux et oreilles » de la communauté. Composés de plus de 100 bénévoles en Abitibi-Témiscamingue, ils traitent chaque année de nombreuses demandes et mènent diverses activités pour faire connaître les droits des usagers. Vous pouvez écouter en rattrapage la chronique du 11 juin 2026.  

  

Chronique 2 : porter plainte, une démarche constructive  

Lors de la deuxième entrevue, Carole Bédard souligne que l’expression des préoccupations ou le dépôt d’une plainte constituent des gestes positifs. Ces démarches contribuent à l’amélioration des soins et des services, tant pour les individus que pour l’ensemble de la population. Elle rappelle également que toute personne a droit à des soins et des services offerts dans le respect et la dignité, sans crainte de représailles lorsqu’elle exprime une insatisfaction. 

Le rôle des comités des usagers et de résidents est d’informer, de soutenir et d’orienter les personnes, sans toutefois traiter directement les plaintes. Cet accompagnement gratuit est offert afin de mieux comprendre une situation et d’orienter vers les ressources appropriées, dont le bureau de la commissaire aux plaintes ou le centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes. Vous pouvez écouter en rattrapage la chronique du 18 juin 2026. 

  

Cet engagement vous interpelle?  

Parce que la santé est l’affaire de tous, chaque geste : s’informer, s’exprimer, s’impliquer, contribue à bâtir des services plus humains, accessibles et adaptés aux besoins de la communauté. Si vous souhaitez vous impliquer bénévolement pour le bien-être collectif, vous pourriez faire partie d’un comité des usagers ou d’un comité de résidents de votre localité.    

Pour communiquer avec le comité de votre localité ou pour en savoir plus sur vos droits, consultez les pages :