Actualités

L’Alzheimer est une maladie complexe qui pose de nombreux défis au quotidien, tant pour les personnes qui en sont atteintes que pour leurs proches. Comprendre leur réalité, leurs luttes et leurs espoirs est essentiel pour mieux les accompagner et améliorer leur qualité de vie. Les troubles neurocognitifs, souvent appelés « démence », ne se limitent pas à la perte de mémoire. Ils affectent la réflexion, le langage, la résolution de problèmes et peuvent entraîner des changements d’humeur et de comportement. Parmi ces maladies, l’Alzheimer est la plus fréquente. Au Canada, en 2024 près de 750 000 personnes étaient atteintes, dont 120 000 au Québec.    

Les facteurs de risque regroupent des éléments liés au mode de vie, à l’environnement et à la génétique qui augmentent la probabilité de développer une maladie. Ils ne sont pas des causes directes, mais accroissent les chances qu’un trouble neurocognitif émerge, sans pour autant en garantir l’apparition. À l’inverse, une faible exposition à ces facteurs ne protège pas nécessairement contre ces troubles. Il est toutefois important de rappeler que la santé cérébrale est étroitement liée à la santé cardiaque.  

  

Prévenir et dépister : des gestes essentiels 

La prévention repose sur plusieurs facteurs : sensibilisation, éducation, activités sociales et physiques, stimulation cognitive, alimentation équilibrée et maintien de la santé cérébrale. Voici quelques exemples pour prendre votre santé en main afin de contrôler certains facteurs de risques : 

  • Les maladies chroniques comme, le diabète et l’hypertension artérielle 
  • Le tabagisme et la consommation d’alcool 
  • L’obésité et le manque d’activité physique 
  • Le mauvais régime alimentaire 

  

Saviez-vous qu’il existe dix signes précurseurs pour reconnaître un possible trouble neurocognitif? Il est crucial d’encourager les personnes âgées à passer des tests de dépistage avant que les symptômes ne deviennent trop prononcés. La mère de France Roy est décédée de la maladie d’Alzheimer en 2024, mais les premiers signes seraient apparus beaucoup plus tôt.

« Avec le recul, mon beau-père et moi avons compris que la maladie s’était installée environ quatre ans avant que les symptômes plus évidents ne se manifestent, donc près de quatre ans avant son décès. Au début, les signes étaient subtils : elle confondait certains noms, elle nous reconnaissait, mais m’appelait parfois par le prénom de sa sœur. Peu à peu, d’autres oublis sont apparus, comme mettre le lait au micro-ondes au lieu du réfrigérateur. Lorsque ma mère a reçu un diagnostic de cancer du sein, sa condition cognitive s’est rapidement dégradée. C’est à ce moment‑là que nous avons compris qu’elle ne pouvait plus rester seule. Nous avons suivi les recommandations du médecin et procédé à une évaluation. Puis, le diagnostic est alors tombé. » souligne-t-elle  

  

Un impact majeur sur les familles et les proches aidants 

Trois Canadiens sur quatre connaissent une personne atteinte d’Alzheimer. Cette maladie irréversible détruit progressivement les cellules du cerveau, rendant la prise en charge complexe. Les proches aidants jouent un rôle vital, mais leur engagement peut entraîner fatigue et épuisement.   

 « Ma mère a été mariée pendant près de 40 ans à Jean‑Pierre. Il prenait soin d’elle à domicile et, malgré tout son dévouement, la situation était devenue très lourde, surtout qu’il avait lui-même subi un infarctus. Pour ma part, j’étais proche aidante : je me rendais chez eux chaque semaine et je la gardais régulièrement afin d’offrir du répit à mon beau‑père. La maladie d’Alzheimer touche toute la famille, bien au-delà de la personne qui en est atteinte. » souligne France Roy. Offrir des services de soutien, de répit et des ressources adaptées est indispensable.  

 

Vous vous sentez démunie face à la situation? Vous venez de recevoir un diagnostic? Des ressources d’aide et d’information existent.  

 

  •  
Mots clés: Proche aidance

Les relations familiales ou celles de l’entourage proche d’une personne en situation d’aide sont souvent complexes et chargées d’émotions. Lors des rassemblements ou des congés prolongés, les occasions de socialiser peuvent aussi devenir des sources de conflits familiaux, d’irritants et de débordements émotionnels lorsqu’il s’agit de proche aidance. En effet, les décisions importantes devant être prises dans ce contexte peuvent devenir une source des tensions pour l’entourage. Les divergences d’opinions concernant les besoins financiers, médicaux, émotionnels ou sociaux peuvent entraîner des désaccords et accentuer le stress, rendant la prise de décision encore plus difficile. 

 

Sources fréquentes de conflits  

  • L’accompagnement à la gestion des finances de la personne aidée, lorsque cela est applicable. 
  • La répartition des responsabilités et des tâches entre proches aidants. 
  • Les désaccords avec la personne aidée et les autres membres de la famille ou du cercle d’amis. 
  • Les conditions de vie sociale et économique.  

  

Quelques conseils pour apaiser les tensions et éviter les malentendus 

  • Favoriser une communication ouverte
    Créez un espace où chacun peut exprimer ses préoccupations sans crainte d’être jugé. L’écoute active et l’empathie permettent de mieux comprendre les points de vue et d’instaurer un climat de respect. 

  • Planifier dès le départ l’organisation du soutien
    Organisez une rencontre familiale pour établir un plan commun. Reconnaissez que tous souhaitent le bien-être de la personne aidée. Abordez des questions clés : 

    • Comment seront couverts les frais liés à la proche aidance? 
    • Qui assumera le rôle d’aidant principal? Qui détiendra la procuration si nécessaire? 
    • Comment prévenir l’épuisement de l’aidant? 
    • Comment chacun peut contribuer aux soins et services?

  • Recourir à des ressources d’aide extérieure
    Si les tensions persistent, un médiateur neutre peut faciliter le dialogue. Il peut s’agir d’un ami de confiance, d’un médecin, intervenant ou d’une personne respectée. 

 

En conclusion, il est important de se rappeler que les personnes proches aidantes peuvent choisir les rôles et responsabilités qu’elles souhaitent assumer. De son côté, la personne aidée conserve le droit de sélectionner les proches aidants qui l’accompagnent et doit être consultée pour toute décision la concernant, ou son tuteur légal en cas d’incapacité temporaire ou permanente à consentir à ses soins et services.  

 

Besoin d’y voir clair et assurer un appui bienveillant? 

Pour obtenir du soutien, communiquez avec la ligne Info-Aidant au 1 855 852-7784. Ce service d’écoute gratuit offre information, soutien ponctuel, formation et références vers les ressources appropriées. 

 

Vous pouvez également consulter ces sources d’information : 

Mots clés: Fondation , Jeunesse

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue est heureux d’accueillir Bamba, une labernois âgée de 20 mois, qui a rejoint l’équipe le 5 décembre dernier. Elle commencera ses interventions progressivement au cours des prochains mois.  

Bamba devient le troisième membre de la brigade canine du programme jeunesse, aux côtés de Chevelle (arrivée en 2018) et Archibald (2020). Ces deux précieux alliés ont déjà réalisé plus de 1 200 accompagnements auprès de jeunes dans des moments clés de leur vie, que ce soit lors d’auditions au tribunal, d’entrevues avec des intervenants ou d’activités de rééducation. 

 

Une mission essentielle pour le bien-être des jeunes 

La présence d’un chien d'assistance en institution est un outil puissant pour apaiser, rassurer et sécuriser les enfants et adolescents suivis dans les programmes jeunesse. Bamba interviendra dans diverses situations, notamment pour : 

  • Réconforter et soutenir un enfant ayant vécu un événement traumatisant ou une situation difficile. 
  • Accompagner un jeune pendant un processus judiciaire. 
  • Créer un centre d’attention positif pour réduire le stress. 
  • Favoriser un climat apaisant en unité d’hébergement afin de faciliter les interactions sociales et les apprentissages. 
  • Contribuer à établir un lien de confiance avec les intervenants. 

 

Une consigne importante 

Si vous croisez Bamba, rappelez-vous que sa mission est dédiée aux jeunes. Il est donc important de ne pas la toucher ni lui parler. Sa responsable se fera toutefois un plaisir de répondre à vos questions. 

 

Merci à la Fondation Jeunesse à cœur! 

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue tient à exprimer sa gratitude à la Fondation Jeunesse à cœur pour son soutien essentiel dans la mise en place et la continuité de la brigade canine jeunesse. Grâce à leur implication et à leur générosité, des chiens comme Bamba peuvent offrir réconfort, sécurité et apaisement aux enfants et adolescents dans des moments difficiles. 

 

Pour en savoir plus sur la Fondation et ses actions, visitez :

Le vapotage de cannabis, perçu par certains comme une alternative « plus sécuritaire » à la fumée traditionnelle, gagne en popularité, surtout chez les jeunes adultes. Cependant, cette pratique comporte des dangers. 

Les produits de vapotage contiennent des agents irritants pouvant nuire aux voies respiratoires. Des études montrent qu’ils peuvent provoquer toux, essoufflement, douleurs thoraciques et être liés à des maladies pulmonaires aiguës. Les additifs aromatisants peuvent également irriter les voies respiratoires, et leurs effets à long terme restent incertains. 

Les produits à forte teneur en THC augmentent le risque de dépendance, de troubles anxieux et de psychose, particulièrement chez les adolescents et jeunes adultes dont le cerveau est en développement. 

La banalisation du vapotage, combinée à sa discrétion et à la perception erronée qu’il est « sans danger », favorise une consommation accrue. Cela expose les utilisateurs à des risques respiratoires et psychologiques, ainsi qu’à des conséquences sociales comme la baisse de motivation, des performances scolaires et la dépendance. 

Ses effets sur la santé respiratoire et mentale, ainsi que les incertitudes à long terme, imposent une vigilance accrue. Ultimement, la meilleure protection contre les conséquences négatives du vapotage de cannabis est d’éviter d’en faire usage. 

Pour plus d'information, consultez la mise en garde de la Direction nationale de santé publique concernant le vapotage de cannabis.  

Bon coup régional 

Les partenaires de Priorité jeunesse de Rouyn-Noranda, via le comité d’arrimage en dépendances, ont récemment lancé deux capsules de sensibilisation sur le wax pen afin de sensibiliser les jeunes et leurs parents sur les impacts de ce type consommation.